| lundi 01 janvier 2007, a 10:08 |
| 2ème Poésie: L'nnocence d'Anna de Noaille Le Scénario |
L’innocence
Continuité
Dialoguée
1er Version
Résume de
l’histoire :
Dans un aéroport Inter Emotionnel, aux destinations
bien étranges, une charmante petite dame au visage tout rond avec des joues
bien roses se rend d’un petit pas
saccadé mais néanmoins déterminé vers son terminal à destination d’innocence.
Dans son esprit, trotte la poésie d’Anna de Noailles
et cette charmante petite dame avec son costume un peu stricte a la Marie
Poppins, son petit chapeau à cloche
vissé sur sa tête, son parapluie de campagne et son petit sac de voyage bien tenues dans ses mains,
croise et salue d’un geste de la tête des voyageurs représentatifs des
nombreuses cultures du monde dans leurs habits traditionnels.
Intérieur. Aéroport
Inter Emotionnel. Nuit
La petite dame, heureuse de partir en voyage
emprunte un escalator.
Dans les haut-parleurs une voix féminine informe les
usagers
Voix Off haut-parleurs
Les voyageurs à destination
de Constance sont attendus porte N° 12 pour embarquement immédiat s’il vous
plaît.
(Le même message est répété en anglais)
La
petite dame, la main sur la rampe atteint le haut de l’escalator.
Elle
lève la tête en direction du panneau indiquant les destinations.
Celui-ci
réactualise ses informations.
Les
destinations proposées sont : Innocence - Constance – Courtoisie – Enfance
– Mélancolie – Amitié – Désir – Servitude – Vérité – Indépendance – Errance –
Espoir – Rêve.
La
petite dame avance dans le hall.
Un
nomade en vêtements traditionnel mongol la croise.
Il
salue la dame qui à son tour incline sa tête en guise de salutation.
Leurs
regards se fixent le temps de la strophe.
Le nomade
Si tu veux nous ferons notre
maison si belle
Que nous y resterons les étés et l'hiver !
Nous verrons alentour fluer l'eau qui dégèle,
Et les arbres jaunis y redevenir verts.
Le
nomade adresse un sourire à la petite dame.
La
petite dame acquiesce de la tête et reprend sa marche.
Un
peu plus loin, un homme du désert en gandoura bleue la croise sans s’arrête et dans
l’échange de regard avec la petite dame.
L’homme du désert
Les jours harmonieux et les saisons heureuses
Passeront sur le bord lumineux du chemin,
Comme de beaux enfants dont les bandes rieuses
S'enlacent en jouant et se tiennent les mains.
Un
peu plus loin la petite dame tout en continuant sa marche regarde vers un jeune
couple de type européen qui se font face et discute entre eux. La Voix Off de
la strophe qui suit dite par la dame se superpose aux mouvements des lèvres du
couple.
La petite dame synchrone
avec la lèvre de la jeune femme.
Un rosier montera devant notre fenêtre
Pour baptiser le jour de rosée et d'odeur ;
La petite dame synchrone
avec la lèvre du jeune homme.
Les dociles troupeaux, qu'un
enfant mène paître,
Répandront sur les champs leur paisible candeur.
La
petite dame quitte du regard le jeune couple et son attention s’arrête sur un
moine bouddhiste assis à même le sol alors qu’une rangée de sièges libres se
trouve près de lui.
Le
moine bouddhiste lève son regard vers la petite dame qui passe, leurs regards
se croisent le temps de la strophe qui suit.
Le moine bouddhiste
Le frivole soleil et la Lune pensive
Qui s'enroulent au tronc lisse des peupliers
Refléteront en nous leur âme lasse ou vive
Selon les clairs midis et les soirs familiers.
Son
attention se porte vers un griot africain qui vient vers elle. Les deux
personnages se croisent sur cette strophe.
Le griot africain
Nous ferons notre coeur si simple et si crédule
Que les esprits charmants des contes d'autrefois
Reviendront habiter dans les vieilles pendules
Avec des airs secrets, affairés et courtois.
Le
griot africain passe, suivit un peu plus loin, d’un nomade des froides steppes
sibérienne. Il se poste devant la petite dame qui s’arrête et regarde ce visage
marqué par les sillons d’une âpre vie. Le nomade emmitouflé dans sa tenue de
peau protectrice s’adresse
Le nomade
Pendant les soirs d'hiver, pour mieux sentir la
flamme,
Nous tâcherons d'avoir un peu froid tous les deux,
Et de grandes clartés nous danseront dans l'âme
A la lueur du bois qui semblera joyeux.
Le
nomade lui adresse un vrai sourire puis s’éloigne de la petite dame en lui
adressant un signe de la main.
La
petite dame regarde partir cette rencontre qui se fond dans les allées et
venues des autres voyageurs.
Du
regard, la petite dame vise une rangée de sièges. Elle décide d’aller s’y
asseoir. Et tout en regardant ce monde qui se croise, une petite fille vient à
elle.
La
petite fille tend son poing fermé comme pour donner quelque chose de dissimulé
dans le creux de sa petite main. La dame ouvre sa main et reçoit le don.
La
dame souhaite ouvrir sa main pour voir ce qui s’y cache, mais la petite fille
l’en empêche en dirigeant le poing fermé
vers la poche du tailleur de la dame. La petite fille s’éloigne à son tour.
Sur
les haut parleurs une annonce la concernant se fait entendre.
Voix Off haut-parleurs
Les voyageurs à destination
d’Innocence sont attendus porte N° 12 pour embarquement immédiat s’il vous
plaît.
(Le même message est répété en anglais)
La
petite dame se lève et se dirige vers la porte d’embarquement. Et tout en
plongeant la main dans sa poche pour y sentir l’objet que la petite fille vient
de lui donner.
La petite dame Voix Off
Émus de la douceur que le printemps apporte,
Nous ferons en avril des rêves plus troublants.
Elle
sort de sa poche le don de la petite fille
La petite dame Voix Off
Et l'Amour sagement jouera sur notre porte
Et comptera les jours avec des cailloux blancs...
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