| samedi 13 janvier 2007, a 21:17 |
| 8ème Poesie : SCENARIO LA BOHEME d'ARTHUR RIMBAUD |
LA BOHEME
Continuité
Dialoguée
1er Version
Chambre de Marie. INTERIEUR. JOUR
Sur
l’électrophone, le disque tourne à vide.
Marie
s'extrait péniblement du divan, arrête l’électrophone un peu approximativement,
puis se dirige vers la fenêtre.
Dehors
la Lune est pleine, entourée d’un halo
argenté.
Marie
s’abandonne au ciel de nuit.
Des
voix la tirent de sa songerie.
Les
bruits d'une activité mécanique pénètrent dans le petit appartement.
Dehors,
un groupe de jeunes s’affaire autour d’une voiture, vestige des années 70 (une
DS familiale).
Les
lumières de la ville s’étendent en contrebas de la terrasse sur laquelle ils
sont installés.
Arthur
marche en équilibriste sur la margelle du mur qui surplombe la ville.
Perdue
dans ses pensées, Marie regarde le groupe.
Terrasse dominant la ville. EXTERIEUR. NUIT
Le
petit groupe, composé de SIX ADOLESCENTS.
La
musique, les lampes et les vêtements des adolescents font un tableau coloré et
anarchique.
L’un
d’eux, le plus âgé, découpe la tôle de la voiture au chalumeau.
Un
autre a le nez sous le capot, tandis qu’un quatrième monte un pare-chocs
renforcé.
La
nuit est froide.
Arthur
(Toujours sur le muret)
Tu as pu
récupérer le système de refroidissement?
Le jeune au
chalumeau
Non, il faudra
faire le tour des casses. Passe-moi un marteau
dans la caisse.
Emmitouflée
dans son manteau, Marie rejoint le groupe.
Arthur
la regarde, désinvolte et légèrement narquois, tout en continuant sa marche
d’équilibriste.
Marie
(Se
contenant)
Arthur, tu
n’en as pas marre de traîner ?
Arthur
met ses mains dans ses poches.
Arthur
J’adore traîner
!
Je m’en
allais, les poings dans mes poches crevées, mon paletot aussi devenait
idéal ;
(écartant les bras et levant sa tête vers le ciel, de manière théâtrale) j’allais
sous le ciel, Muse ! Et j’étais ton féal …
(La tête toujours levée, il regarde du coin de l’œil
Marie)
Tu viens avec
nous ?
Marie
(Le suivant du regard)
Pour aller
où ?
Arthur
L’éternelle
question.
Je regrette
l'Europe aux anciens parapets !
J'ai vu des
archipels sidéraux ! Et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t'exiles…
Pendant
que Arthur clame ses vers, Marie prend UN JEUNE ENFANT (environ 4 ans).
endormi
à l’arrière du véhicule, elle l’emmitoufle dans son manteau. Le petit enfant
semble apprécier cette chaleur maternelle, il ferme les yeux.
Marie
(Au groupe)
Vous n’allez pas
consacrer un peu de votre temps à vos parents ? Cela leur ferait du bien.
Arthur
Nos parents
dorment… Laissons-les dormir !
FIN.
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