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POESIES DE L'AVENT
mardi 20 février 2007, a 21:02
10ème poésie les fées de charles perrault
 

  Les fées

Continuité Dialoguée

1er Version

 

(Les fées peuvent clôturer la série des poésies de l’Avent. Une histoire un peu plus longue que les autres traitements)

 

 

1.       Clairière. EXTERIEUR. AUBE

A la lisière d’une forêt, une maisonnette avec une cheminée qui laisse échapper une fumée matinale.

Voix Off

L’histoire que je vais vous raconter se passa il n’y a pas très longtemps dans une petite maison à la lisière d’une étrange forêt.

 

 

2.      Salon. INTERIEUR. JOUR

Dans un intérieur cossu, un grand père est assis sur un fauteuil, un livre sur les genoux et fait face à ses deux petits enfants  allongés sur le ventre par terre et qui l’écoutent.

·                                            Une petite fille délicate.

·                                            Un petit garçon à l’air canaille.

 

Le grand père

(Demande aux enfants)

Vous imaginez, voyez dans votre tête la petite maison ?

 

Les enfants les yeux rivés sur le grand père imaginent la scène.

 

 

3.      Insert

La petite maison au bord de la forêt.

 

 

4.      Salon. INTERIEUR. JOUR

Le grand père ouvre un livre et se met à lire.

 

Le grand père

Il était une fois une veuve qui avait deux filles ; l'aînée lui ressemblait si fort et d'humeur et de visage, que qui la voyait, voyait la mère.

 

5.      Insert

La tête acariâtre de la mère emplit le cadre.

 

 

6.      Salon. INTERIEUR. JOUR

 

 

Le grand père

Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu'on ne pouvait vivre avec elles.

 

Le grand père regarde ses deux petits enfants tous deux accoudés et la tête reposant dans leurs mains.

 

 

7.      Pièce principale de la maisonnette. INTERIEUR JOUR

La mère et la fille assises sur un divan avec un air pincé et portant beau linge. La fille s’évertue sur une broderie. La petite aiguille pique l’index de cette dernière qui jette tout par terre en s’exclamant.

 

La fille aînée

Ah je déteste la broderie !

 

La mère jette un regard un coin vers sa fille.

 

 

8.      Salon. INTERIEUR. JOUR

Le grand père dans le salon poursuit son histoire.

 

Le grand père

Mais il y avait dans la maison une deuxième fille.

 

 

9.      Pièce principale de la maisonnette. INTERIEUR JOUR

 

La mère

(Ordonnant)

Alors ce thé, c’est pour aujourd’hui ou pour demain !

 

De la cuisine une jeune fille attifée d’une vieille robe, entre avec un plateau portant théière, tasse et petit biscuit.

La cadette sert avec une infinie précaution les deux monstres aux regards inquisiteurs. Une fois servit, la cadette recule de deux pas et se poste devant elles.

 

Le grand père (Voix Off)

La cadette, qui était le vrai portrait de son Père pour la douceur et pour l'honnêteté, était avec cela une des plus belles filles qu'on eût su voir.

Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée, et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette.

 

La mère tout en portant la tasse vers ses petites lèvres et en montrant du bout des sourcil la broderie que l’aînée vient de jeter à terre.

 

 

La mère

Ramasse !

 

 

10.  Salon. INTERIEUR. JOUR

La petite fille face à son grand père.

 

La petite fille

Un peu comme Cendrillon.

 

Le grand père

(Relevant le nez, Répète)

Oui. Un peu comme Cendrillon.

 

 

11.   Clairière. EXTERIUR ; AUBE

La cadette sort de la maison avec une cruche dans les bras.

 

Le grand père (Voix Off)

Il fallait entre autres choses que cette pauvre enfant allât deux fois le jour puiser de l'eau à une grande demi lieue du logis, et qu'elle en rapportât pleine une grande cruche.

 

 

12.   Forêt. EXTERIEUR .AUBE

Pendant que les enfants questionnent leur grand père, la cadette traverse la forêt.

 

 

Le garçon (Voix Off)

C’est quoi une demi lieue grand père ?

 

Le grand père (Voix Off)

Une demi lieue c’est distance qui représente 2 kilomètres 777 mètres exactement.

 

Le garçon (Voix Off)

C’est loin ?

 

Le grand père (Voix Off)

Pour une petite fille. Oui c’est loin.

 

La petite fille (Voix off)

Et la cruche Grand père, combien il y a de litre dans la grande cruche ?

 

Le grand père (voix Off)

Je ne sais pas peut-être 5 litres, peut-être 10 litres. Bon je continue.

 

 

13.   Près de la fontaine. EXTERIUR ; AUBE

 

Voix Off

Un jour qu'elle était à cette fontaine.

 

La cadette s’agenouille et s’apprête à emplir la cruche d’eau.

Une vieille et pauvre femme sort de la végétation et vient se poster devant la cadette.


La vieille Femme

J’ai soif. Donne-moi à boire.

 

La jeune fille est surprise par cette apparition. Elle se lève pour la recevoir.

 

La jeune fille

Oui, ma bonne mère

 

Elle plonge la cruche dans l’eau, la rince et elle puise de l'eau au plus bel endroit de la fontaine, et la lui présente, soutenant toujours la cruche afin que la vieille femme puisse boire plus aisément.

 

La vieille femme

(Ayant bu)

Merci ma belle.

 

La vieille et pauvre femme se transforma en une jeune et jolie fée.

 

La fée

Vous me paraissez d’une bien belle honnêteté jeune fille et je vous donne pour don, qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une Fleur, ou une Pierre précieuse.

 

 

14.   Cuisine de la maisonnette. INT NUIT

La jeune fille arrive au logis visiblement en retard. Elle entre dans la cuisine. Au même moment la mère entre à son tour.

 

La mère

Où étais-tu fille de rien. Toujours à rêvasser !

 

Elle arrache la cruche des mains de la jeune fille. Apeurée la jeune fille se protège le visage et dit.

La jeune fille

Je vous demande pardon, ma mère d'avoir tardé si longtemps.

 

En disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux Roses, deux Perles, et deux gros Diamants.
La mère, surprise, a un mouvement de recul.

Elle se baisse et ramasse les deux perles et les deux diamants.

 

La mère

D'où vient cela, ma fille ?

  Le grand père (Voix Off)

Ce fut là, la première fois qu'elle l'appela sa fille.

La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de diamants.

 

La mère écouta avec attention le récit et tout en ramassant les précieuses pierres dans son regard naît une idée vile.

 

 

15.  Salon. INTERIEUR. JOUR

La petite fille dit à son grand père.

 

La petite fille

La mère, elle va être plus gentille avec sa petite fille maintenant qu’elle est riche.

 

 

Le grand père

Hum !!!

 

Le petit garçon

(Impatient)

Alors grand père, la suite.

 

Le grand père

Eh bien la suite, c’est que le lendemain matin, la mère saisit la cruche et la tend vers son laideron de fille aînée.

 

16.   Pièce principale de la maisonnette. INTERIEUR JOUR

 

La mère

Tenez, Fanchon, vous avez vu ce qui sort de la bouche de votre soeur quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d'avoir le même don ? Vous n'avez qu'à aller puiser de l'eau à la fontaine, et quand une pauvre femme vous demandera à boire, je vous ordonne de lui en donner et bien honnêtement.

 

Toute ronchonne et affalée sur un divan, elle répond avec brutalité.

 

La brutale

Pourquoi mère voulez-vous m’envoyer à la fontaine ?

 

La mère 

Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et sur le champ.

 

Le grand père (Voix Off) 

Elle se lève, toujours en grondant.

Elle attrape la cruche que la mère lui tend et dans un élan de colère, elle la brise en éclat sur le sol.

Elle ouvre un placard et attrape  le plus beau Flacon d'argent qui fût.

 

 

17.  Forêt. EXTERIUR ; AUBE

 

Le grand père (Voix Off) 

Elle arpente d’un pas pressé un chemin dans la forêt tout en grondant.

 

 

18.  Près de la fontaine. EXTERIUR ; AUBE

 

Le grand père (Voix Off) 

Elle atteint la petite fontaine et à peine a-t-elle plongé le flacon d’argent dans l’eau.

 

Une Dame magnifiquement vêtue apparaît.

La brutale ne daigne même lever son regard vers la nouvelle venue


La Fée

J’ai soif. Donne-moi à boire.

 

La brutale relève enfin son visage. Elle dévisage la belle dame.

 

La brutale

Je sais, je suis venue ici exprès  pour vous donner à boire. 

 

Elle lui jette le flacon qui éclabousse la magnifique robe.

 

La brutale

Buvez à même si vous voulez.

 

La Fée attrape délicatement le flacon qui flotte sur la surface de l’eau et sans se mettre en colère.


La fée

Vous n'êtes guère honnête! Puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent ou un crapaud.

 

 

19.  Salon. INTERIEUR. JOUR

Les enfants imitent tout en se roulant par terre avec des grimaces la malédiction subie par la brutale.


La petite fille

Berk ! Des crapauds dans la bouche.

 

Le petit garçon

(Faisant la grimace)

Bah ! Et des serpents.

 

Le grand père

(Calmant les deux jeunes enfants)

Attendez, attendez, écoutez la suite.

(Les enfants se concentrent)

De retour à la maison sa mère vient à sa rencontre.

 

 

20.   Devant la maisonnette. EXTERIEUR. JOUR

Surveillant sa fille par la fenêtre, la mère sort de la maison.

 

La mère

Hé bien, ma fille !


La brutale

Hé bien, ma mère !

 

A ces mots, la brutale, jeta deux vipères, et deux crapauds.

La mère horrifiée s’écria dans un mouvement de recul.

 

La mère

Ciel ! Ma fille que t’arrive t-il donc ?

 

La brutale en pleurs se jette dans les bras de sa mère pour chercher un réconfort mais celle-ci la repousse d’un geste apeuré et maladroit.

Repoussant son aînée elle se tourne vers la cadette, et menaçante, essaie de la saisir.


La mère

(À la cadette)

C'est de ta faute et tu  me le payeras.

 

 

21.   Forêt. EXTERIEUR ; JOUR

La cadette court dans la forêt. Un cavalier arrive vers elle et stoppe sa monture, barrant la course de la jeune fille.

 

Le grand père (Voix Off)

Apeurée,  la pauvre enfant s'enfuit, et va trouver refuge dans la Forêt.

Un fils de Roi qui revenait de la chasse la rencontre, et la voyant si belle, lui demande ce qu'elle fait là toute seule et ce qu'elle a à pleurer comme ça ?

 

Le petit garçon (Voix Off)

Ah non grand père ne nous dit pas qu’ils vont tomber amoureux et qu’il vont se marier…

 

La petite fille (Voix Off)

(Poursuit)

…  qu’il vont vivre heureux et longtemps et qu’il vont avoir beaucoup d’enfant !

 

 

22.  Salon. INTERIEUR. JOUR

Le grand père refermant son livre.

 

 Le grand père

Non, ça, c’est que dans les contes.

 

A ce moment là. La porte s’ouvre brusquement. Dans le chambranle de la porte se poste une femme en tenue de gouvernante, c’est le même personnage que les enfants ont imaginé dans le rôle de la mère acariâtre

 

La gouvernante

(D’un ton autoritaire)

Il est l’heure d’aller se coucher !

 

Aussi raide que puisse l’être un manche à balai, elle attend la venue des deux enfants sur le seuil.

Avant de quitter le salon les deux enfants lancent à leur grand père.

 

Le grand père

Bonne nuit grand père.

 

Toujours assis le grand père leur murmure.

 

  Le grand père

Bonne nuit.

 

A ces mots deux fleurs sortent de la bouche du grand père.

Les deux enfants regardent émerveillés cette magie inattendue.

Mais le bras de la gouvernante tire la porte qui se ferme avec brutalité.

 

            FONDU AU NOIR

                                                          

Le grand père (Voix Off)

L'honnêteté coûte des soins,
Elle veut un peu de complaisance,
Mais tôt ou tard elle a sa récompense,
Et souvent dans le temps qu'on y pense le moins.

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Présentation
Bonjour. Gens de Poésie...de Cinéma et... d'ailleurs.

Je vous invite à quelques poésies des répertoires classique et contemporain et de leurs traitements cinématographiques.
Mon combat quotidien est de démontrer que la culture est une richesse à part entière. L'imagination, le rêve, le savoir, tous ces éléments que l'on pourrait considérer comme anti-matières ne sont pas comme on veut bien nous le faire croire ennemi du "fric" que l'on peut qualifier de matière. Le principe de dualité existe aussi pour ces deux états comme nous le révèle Florian dans sa poésie: La fable et la Vérité, ces deux sœurs qui ont besoin l'une de l'autre pour exister

Sallah Laddi.

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