| mercredi 03 janvier 2007, a 17:17 |
| 4ème poésie : Le scénario de Pour Jeanne seule |
POUR JEANNE
SEULE
Continuité
Dialoguée
1er Version
1. Ciel tumultueux. EXTERIEUR. NUIT
De lourds nuages emplissent un ciel obscur.
Au loin, le tonnerre gronde.
Le fracas d’un éclair divise le ciel qui s’ouvre
par son milieu
(C e
n’était que le reflet des cieux sur une porte automatique vitrée.)
La porte coulissante nous fait découvrir
l'intérieur d'un hall d'immeuble – Lumineux – Epuré.
En lettres de platine, une imposante raison
sociale portant le nom de : TITANS, soutient un balcon fréquenté par le va
et vient des employés.
Un JEUNE HOMME quitte le hall, les deux battants
se referment derrière lui, faisant réapparaître le tumulte des cieux.
Il s'immobilise et constate cette menace
météorologique.
L'homme (Off)
Je ne me mets pas en peine
Du clocher ni du beffroi
Remonte le col de son veston
L'homme (Off)
Je ne sais rien de la reine
Et je ne sais rien du roi.
Il descend les marches et quitte le cadre.
2. Trottoir. EXTERIEUR. NUIT
De grosses gouttes de pluie viennent une à une
s’écraser lourdement sur l’asphalte chaud.
L'homme (Off)
J'ignore, je le confesse,
Si le seigneur est hautain,
Les pas du jeune homme entre dans le cadre et
marche d'un pas pressé pour échapper à l’averse.
L'homme (Off)
Si le curé dit la messe
En Grec ou en Latin,
Les pas de l’homme quitte le cadre et une pluie
drue inonde le trottoir.
Les pas d'un vieil homme aidé par une canne
entre dans le cadre.
L'homme (Off)
S'il faut qu'on pleure ou qu'on danse,
Si les nids jasent entre eux;
Le jeune homme, trempé, trouve refuge sous un
abri bus
L'homme (Off)
Mais sais-tu ce que je pense?
C'est que je suis amoureux.
3. Abribus. Carrefour. EXTERIEUR. NUIT
Le vieil
homme arrive à son tour sous l'abribus.
Il salue d’un geste de la tête son prédécesseur
et va s’asseoir sur le petit banc, à l’abri de la pluie.
Il regarde tomber la pluie.
L'homme, lui, est debout, le dos tourné au vieil
homme, la pluie cingle son visage mais cela ne semble pas le gêner, son esprit
est ailleurs.
Le fracas d’un éclair le fait sursauter et au
même moment le vieil homme s’adresse à lui.
Le vieil homme
Asseyez-vous !
Le jeune homme se retourne vers le vieil homme.
Les deux mains posées sur le pommeau bleu de sa canne. Il réitère son
invitation.
Le vieil homme
Asseyez-vous!
Le jeune homme prend place sur le petit banc.
Les deux hommes échangent un sourire de
politesse puis ils regardent la pluie qui se déverse en torrent sur une
circulation automobile dense.
L'homme (Off)
Sais-tu, Jeanne, à quoi je rêve ?
C’est au mouvement d’oiseau
De ton pied blanc qui se lève
De la lueur des feux de croisement des véhicules
et de la pluie battante, l’homme voit apparaître un ruban de soie blanc
accroché aux cieux. Glissant sur ce cordon céleste, la silhouette d’une jeune
danseuse apparaît au milieu du carrefour et évolue dans une danse verticale,
mêlant grâce et fluidité au milieu d’un chaos climatique et mécanique.
L'homme (Off)
Quand tu passes le ruisseau.
Surpris par cette apparition le jeune homme se
laisse entraîner dans cette douce rêverie.
Le corps svelte de jeune danseuse en jupe évolue
et se joue des éléments.
Brusquement le songe prend fin par l’arrivée du
bus qui ouvre ses portes dans un souffle mécanique.
Le jeune homme reprend ses esprits, se lève
encore un peu groggy et se dirige vers
le véhicule
L'homme (Off)
Et sais-tu ce qui me gêne ?
Mais avant de montée dans le bus, le jeune homme regarde derrière lui, et
constate avec surprise que le vieil homme a disparu.
Le chauffeur (Off)
Alors, vous montez ?
4. Bus. INTERIEUR. NUIT
Le jeune homme ne lui répond pas. Il grimpe dans
le bus, achète un ticket qu’il composte.
L'homme (Off)
C’est qu’à travers l’horizon,
Jeanne, une invisible chaîne
Me tire vers ta maison.
Le véhicule démarre et le jeune homme reste un
instant près du conducteur, il regarde à travers le pare-brise les lumières de
la ville.
L'homme (Off)
Et sais-tu ce qui m’ennuie ?
C’est l’air charmant et vainqueur
Jeanne, dont tu fais la pluie
Et le beau temps dans mon cœur.
Et sais-tu ce qui m’occupe,
Puis il emprunte l’allée centrale.
Tout en s’agrippant aux poignées le jeune homme
se dirige vers l’arrière quand son regard s’arrête sur une jeune femme assise
et emmitouflée dans un large pull en laine
trempé par la pluie
L'homme (Off)
Jeanne ? C’est que j’aime mieux
La moindre fleur de ta jupe
Que tous les astres des cieux.
Assise et recroquevillée sur elle-même, il
reconnaît la jeune danseuse née dans ses songes.
Elle lève son regard vers l’homme qui ne pipe
mot.
La jeune femme questionne l’homme.
La jeune femme
On se connaît ?
Etonné l’homme reste un instant sans voix.
La jeune femme
Monsieur !
Le jeune homme reste interloqué.
L’homme
Euh… je, je ne sais pas.
CUT |
|
| mercredi 03 janvier 2007, a 17:09 |
| 4ème poesie : Pour Jeanne seule de Victor Hugo |
Pour Jeanne Seule
victor Hugo
Chacun de nous à sa lunette, qu'il retourne suivant l'objet :
on voit là-bas ce qui déplaît, on voit ici ce que l'on souhaite.
Jean-Pierre
Claris de Florian
1755-1794
4 / Victor HUGO Pour
Jeanne seule (Poésie)
Je ne me mets pas en peine
Du clocher ni du beffroi ;
Je ne sais rien de la reine,
Et je ne sais rien du roi ;
J’ignore, je le confesse,
Si le Seigneur est hautain,
Si le curé dit la messe
En grec ou en latin,
S’il faut qu’on pleure ou qu’on
danse,
Si les nids jasent entre
eux ;
Mais sais-tu ce que je
pense ?
C’est que je suis amoureux.
Sais-tu, Jeanne, à quoi je
rêve ?
C’est au mouvement d’oiseau
De ton pied blanc qui se lève
Quand tu passes le ruisseau.
Et sais-tu ce qui me gêne ?
C’est qu’à travers l’horizon,
Jeanne, une invisible chaîne
Me tire vers ta maison.
Et sais-tu ce qui m’ennuie ?
C’est l’air charmant et
vainqueur,
Jeanne, dont tu fais la pluie
Et le beau temps dans mon cœur.
Et sais-tu ce qui m’occupe,
Jeanne ? C’est que j’aime
mieux
La moindre fleur de ta jupe
Que tous les astres des cieux.
|
|
|
| Présentation |  Bonjour. Gens de Poésie...de Cinéma et... d'ailleurs.
Je vous invite à quelques poésies des répertoires classique et contemporain et de leurs traitements cinématographiques.
Mon combat quotidien est de démontrer que la culture est une richesse à part entière. L'imagination, le rêve, le savoir, tous ces éléments que l'on pourrait considérer comme anti-matières ne sont pas comme on veut bien nous le faire croire ennemi du "fric" que l'on peut qualifier de matière. Le principe de dualité existe aussi pour ces deux états comme nous le révèle Florian dans sa poésie: La fable et la Vérité, ces deux sœurs qui ont besoin l'une de l'autre pour exister
Sallah Laddi.
Envoyer un mail à l'auteur | |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|