Continuité
Dialoguée
1er Version
Chambre de Marie. INTERIEUR. JOUR
Sur
l’électrophone, le disque tourne à vide.
Marie
s'extrait péniblement du divan, arrête l’électrophone un peu approximativement,
puis se dirige vers la fenêtre.
Dehors
la Lune est pleine, entourée d’un halo
argenté.
Marie
s’abandonne au ciel de nuit.
Des
voix la tirent de sa songerie.
Les
bruits d'une activité mécanique pénètrent dans le petit appartement.
Dehors,
un groupe de jeunes s’affaire autour d’une voiture, vestige des années 70 (une
DS familiale).
Les
lumières de la ville s’étendent en contrebas de la terrasse sur laquelle ils
sont installés.
Arthur
marche en équilibriste sur la margelle du mur qui surplombe la ville.
Perdue
dans ses pensées, Marie regarde le groupe.
Terrasse dominant la ville. EXTERIEUR. NUIT
Le
petit groupe, composé de SIX ADOLESCENTS.
La
musique, les lampes et les vêtements des adolescents font un tableau coloré et
anarchique.
L’un
d’eux, le plus âgé, découpe la tôle de la voiture au chalumeau.
Un
autre a le nez sous le capot, tandis qu’un quatrième monte un pare-chocs
renforcé.
La
nuit est froide.
Arthur
(Toujours sur le muret)
Tu as pu
récupérer le système de refroidissement?
Le jeune au
chalumeau
Non, il faudra
faire le tour des casses. Passe-moi un marteau
dans la caisse.
Emmitouflée
dans son manteau, Marie rejoint le groupe.
Arthur
la regarde, désinvolte et légèrement narquois, tout en continuant sa marche
d’équilibriste.
Marie
(Se
contenant)
Arthur, tu
n’en as pas marre de traîner ?
Arthur
met ses mains dans ses poches.
Arthur
J’adore traîner
!
Je m’en
allais, les poings dans mes poches crevées, mon paletot aussi devenait
idéal ;
(écartant les bras et levant sa tête vers le ciel, de manière théâtrale) j’allais
sous le ciel, Muse ! Et j’étais ton féal …
(La tête toujours levée, il regarde du coin de l’œil
Marie)
Tu viens avec
nous ?
Marie
(Le suivant du regard)
Pour aller
où ?
Arthur
L’éternelle
question.
Je regrette
l'Europe aux anciens parapets !
J'ai vu des
archipels sidéraux ! Et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t'exiles…
Pendant
que Arthur clame ses vers, Marie prend UN JEUNE ENFANT (environ 4 ans).
endormi
à l’arrière du véhicule, elle l’emmitoufle dans son manteau. Le petit enfant
semble apprécier cette chaleur maternelle, il ferme les yeux.
Marie
(Au groupe)
Vous n’allez pas
consacrer un peu de votre temps à vos parents ? Cela leur ferait du bien.
Arthur
Nos parents
dorment… Laissons-les dormir !
FIN.
Conçue
comme une respiration dans la grille de programmes, cette série sera l’occasion
d’une rencontre avec un poème, une voix, un comédien et finalement, un univers
particulier durant les 24 premiers jours qui précédent Noël.
Narrative,
décalée, métaphorique, illustrative ou tout simplement dépouillée, chaque mise
en scène constituera un regard original, jeté sur une œuvre singulière.
A
l’heure où, à l’école comme dans de multiples domaines, la poésie est remise à
l’honneur, ou encore, déclinée sous les formes les plus diverses, nous pensons
que les œuvres des poètes, acquièrent une actualité, gagnent en nécessité,
reprennent tout naturellement leur place dans la vie sociale et culturelle et
méritent une nouvelle vie par l’intermédiaire du petit écran.
Pour
chacun de nous, le terme poésie évoque les bancs de l’école et du lycée, les
leçons plus ou moins bien apprises, la passion du professeur, parfois transmise
à des adolescents en quête de cette vie plus vaste, plus intense, ouverte à
l’inconnu, dont le chantre fût ce Rimbaud que le siècle surnomma « l’homme
aux semelles de vent ».
C’est
enfin, la rencontre avec une écriture exigeante, que certains pensent désuète,
quand d’autres en retiendront l’aventure et les risques. C’est l’histoire de la
dure et âpre lutte avec le langage, de la transformation de la vie par la
parole, de la mission et de la place de l’écrivain.
Mélanges
actuels et inactuels, bouffées de fraîcheurs ou de nostalgie, moments d’émotion
et de vérité, voilà, pourquoi Noël, pourquoi la poésie, pourquoi "LES POESIES DE L'AVENT"
Bonjour. Gens de Poésie...de Cinéma et... d'ailleurs.
Je vous invite à quelques poésies des répertoires classique et contemporain et de leurs traitements cinématographiques.
Mon combat quotidien est de démontrer que la culture est une richesse à part entière. L'imagination, le rêve, le savoir, tous ces éléments que l'on pourrait considérer comme anti-matières ne sont pas comme on veut bien nous le faire croire ennemi du "fric" que l'on peut qualifier de matière. Le principe de dualité existe aussi pour ces deux états comme nous le révèle Florian dans sa poésie: La fable et la Vérité, ces deux sœurs qui ont besoin l'une de l'autre pour exister